PAROLE D'EXPERTS

 

Association de Conseillers Indépendants au service de la gestion de votre patrimoine

Des épargnants qui désertent les marchés actions

Posté le : 04/04/2017

Le constat est saisissant. Entre 2000 et 2015, le nombre d'actionnaires individuels français est passé de 7,4 millions à 3,3 millions. Deux fois moins. Et, sur vingt-cinq ans, la tendance est encore plus forte. Selon les chiffres recueillis par l'Association nationale des sociétés par actions (Ansa), 33,3 % des Français investissaient directement au capital des entreprises à la fin des années 1980... contre 10 à 12 % actuellement. Un chiffre inquiétant pour les entreprises françaises, notamment petites et moyennes, qui voient s'amoindrir une source de fonds propres

Sur cette période, les prélèvements fiscaux et sociaux ont connu une hausse quasiment continue. Cette augmentation portant sur des produits d'épargne risqués a dissuadé sérieusement les particuliers de venir investir en Bourse. D'autant qu'en 2012, l'alignement de la taxation des revenus du travail et de ceux du capital est venu encore plus alourdir la charge. 

Depuis la mise en place de cette révolution fiscale, que seule la France applique, les contribuables hexagonaux sont, en effet, parmi les plus imposés d'Europe. Surtout que s'appliquent également des prélèvements sociaux, à hauteur de 15,5 %. Ainsi, en matières de plus-values, selon les calculs de l'Association française des marchés financiers (Amafi), l'ensemble des prélèvements dont doit s'acquitter un actionnaire imposé à un taux marginal de 45 % sur son revenu atteint 58 %. Un record en Europe. 

 

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